Les chantiers de l’Unité Pastorale refondée: c’est parti! 6 groupes de travail pour bien discerner…

Présentation et choix des thématiques pour les groupes de travail.

A partir de notre état des lieux, nous avons pu cerner une série de thématiques qui nous semblent être prioritaires pour prendre les décisions qui nous engageront dans les 3 prochaines années et qui constitueront les fondations de la future Paroisse nouvelle envoyée en mission par notre Évêque.

Chacune de ces thématiques seront mises en chantier à travers un groupe de travail constitué de personnes provenant de nos clochers, réunis autour d’un animateur-membre de l’EAP. 

La première réunion de ces groupes se tiendra le mardi 14 novembre 2017 à l’église de Dampremy.  Tous les groupes de travail y sont conviés à 19h30.  Vous pouvez encore rejoindre ces groupes même si vous ne vous y êtes pas inscrits.

Ces groupes de travail seront mis en place et discerneront les pas les plus urgents pour avancer vers une Église locale qui soit davantage « sacrement du Christ » ; qui soit comme notre logo l’indique : « signe efficace de l’Amour de Dieu ».  Leurs rapports finaux seront la base du discernement à opérer pour la rédaction d’un « carnet de route » qui balisera l’action de notre unité pastorale refondée pour les trois années à venir.

  • Il faut souligner qu’un groupe de travail mis en place parallèlement à notre démarche de ce matin a déjà été ouvert, voici quelques mois, à l’initiative de l’EAP. Celui-ci réunit les responsables-administrateurs de toutes les asbl qui ont en charge la gestion temporelle de nos paroisses.  Ce groupe continuera, cela va de soi, à se réunir durant la démarche…
  • Il faut également souligner que les Fabriques d’église, chacune dans leur entité, seront appelées à travailler de manière efficace en « groupement de fabriques ». Des réunions sont également en cours pour aborder cette question de la gestion du temporel de nos lieux de culte.

En dehors de ces deux groupes plus spécialisés dans la gestion du temporel, nous vous proposons donc d’ouvrir 6 chantiers, ce matin, autour des thèmes suivant :

  1. Communication, informations, visibilité « de et dans » notre paroisse…

Un des enjeux importants que nous avons déjà du rencontrer en EAP depuis de longues années, et qui sera encore plus important dans notre dynamique de refondation, est le domaine de la communication entre nous, les chrétiens de nos clochers, et envers les autres qui nous entourent.

Le besoin de mieux communiquer sur la vie de nos communautés est une réalité ; et ce, afin que les informations soient mieux diffusées, mais aussi pour créer plus de liens entre nous, favoriser la communion.

Heureusement, nous ne partons pas de rien et déjà des constations ont été faites :

  • En interne, nos annonces paroissiales sont-elles attrayantes, bien les communiquées. Nos panneaux d’affichage dans le fond et/ou à l’extérieur de nos églises sont-ils bien utilisés ?
  • Notre site Internet a été mis en ligne depuis près d’un an maintenant. Nombreux sont encore les membres de nos communautés qui l’ignorent.  L’information et la communication seraient facilitées si chacun pouvait passer par le site, hors ce n’est pas le cas.  Que pourrions-nous faire pour que le site soit alimenté des informations nécessaires systématiquement ?  Existe-t-il un comité de rédaction pour le site Internet ?
  • Nos bulletins édités dans les clochers sont-ils encore lus ? Par qui ? Touchent-ils les familles qui sont en demande par rapport à notre église ? De quoi et sur quoi informent-ils ? Existent-ils des liens entre les rédactions ?
  • Le Spite a vocation d’être la revue de l’Unité Pastorale. Répond-il encore à cette mission ?  Est-il attrayant ?  Les informations qui y sont fournies sont-elles suffisantes ? Existe-t-il un comité de rédaction ? 
  • Et qu’en est-il de la communication envers les autres, chrétiens non pratiquants ou éloignés de nos communautés, non-chrétiens et/ou d’autres religions, les habitants de nos quartiers quels qu’ils soient ?
  • Sommes-nous assez présents sur les réseaux sociaux, mais aussi dans d’autres médias ?
  • La communication envers les écoles catholiques, et celle des écoles catholiques envers nos paroisses existe-t-elle ? Qui en a le souci ?  La pastorale scolaire établie dans les écoles catholiques de nos paroisses est-elle connue ?  Existe-t-il des informations qui circulent des écoles vers nos paroisses et de nos paroisses vers les écoles ?
  1. Pauvretés et solidarités, au service des personnes les plus fragiles…

Nous l’avons vu à travers les chiffres, notre population comporte un grand nombre de personnes n’ayant pas accès à un emploi ce qui provoque, pour celles et ceux qui ne bénéficient plus de la solidarité familiale, une situation d’existence assez précaire. De nombreuses personnes âgées vivent également dans des conditions de vie précaires : elles sont pauvres économiquement, isolées socialement, dépendantes des services…  Une population plus jeune issue de l’immigration est très présente dans certains de nos quartiers, elle rencontre parfois des difficultés d’intégration et peuvent vivre dans des situations assez précaires.

  • Nos équipe d’entraide-Saint Vincent de Paul sont solidaires au jour le jour de ces personnes et de leurs difficultés. Nos paroisses soutiennent-elles ces actions ?  Quelle est leur contribution ?  Est-ce suffisant ?  Au-delà de la rencontre de l’urgence et d’une aide matérielle, que faisons-nous pour permettre à ces personnes de s’intégrer à la communauté locale ou paroissiale ?  Que peut-on mieux faire ?
  • Nos équipes de visiteurs de malades rencontrent une forme de pauvreté importante : l’isolement des personnes. Nos paroisses sont-elles consciente de leur action ?  Nos visiteurs sont-ils soutenus ?  Leurs préoccupations sont-elles partagées ? Y a-t-il une présence de nos paroisses dans les établissements hospitaliers et de soins ?
  • La solidarité envers les personnes fragiles de chez nous est importante, mais une solidarité ne doit-elle pas aussi s’exprimer envers les pays en voie de développement. Nos paroisses sont-elles attentives à l’expression de la solidarité Nord-Sud ?  Que pourrions-nous faire de plus ou de mieux ?
  • Dans nos quartiers de nombreuses personnes immigrées, avec ou sans papier, vivent parfois de manière isolée, parfois dans des conditions précaires. Elles sont souvent d’une autre religion.  Sommes-nous dans nos paroisses assez attentifs à la qualité du vivre ensemble.
  • Un grand nombre de jeunes de nos quartiers sont livrés à eux-mêmes et vivent des difficultés scolaires ou d’insertion dans la société, beaucoup rencontrent des difficultés matérielles ou spirituelles. La pauvreté morale, pour ne pas dire la misère morale, est de plus en plus présente dans les familles.  Il y a encore des groupes de jeunes qui prennent soin d’autres jeunes mais pas forcément au sein de nos paroisses.  Est-ce que nous nous y intéressons ?  Sommes-nous solidaires de leur action ?   Nos paroisses en sont-elles conscientes des difficultés rencontrées par les jeunes ?  Qu’est-ce sui pourrait-être réalisé dans ce sens ?

 La diaconie, le service des personnes qui sont aux « périphéries », doit se marquer dans la volonté d’être présent au monde de tous les exclus et fragilisés (que ce soit par l’âge, la maladie, la pauvreté…).

Ainsi, ce groupe de travail devra donc se pencher sur la manière dont nous témoignons de la richesse de l’amour de Dieu qui se donne aux plus fragiles d’entre nous, la façon dont nous voulons être en Église « signe efficace de l’Amour de Dieu ».

 Les pauvretés sous toutes leurs formes appellent un engagement de la part de tous les chrétiens à vivre pleinement l’Évangile (Matthieu 25,31-46).  

  1. Accueillir les demandes de sacrements de tous, même des personnes les plus éloignées de l’Église…

La mission de l’Église comme telle – et donc de toute Paroisse – doit avoir comme préoccupation constante de proposer le Christ à tous : à ceux qui sont catholiques et pratiquants, à ceux qui le sont moins, à ceux qui se sont éloignés ou encore à ceux qui ne l’ont pas encore rencontré.

C’est souvent à travers les grands moments de leur vie que les personnes se tournent vers l’Église en lui demandant de les connecter ou reconnecter à Dieu.  Nous nous devons de répondre « présents » à cette demande, c’est une des raisons d’être de notre Église. 

  •  Nos paroisses favorisent-elles l’accueil de chacun en l’acceptant tel qu’il est, là où il en est dans son cheminement, de lui offrir un visage joyeux de la communauté chrétienne, comme signe de ce Dieu qui se réjouit d’entrer en relation avec toute femme, tout homme ?
  • Sommes-nous assez attentifs aux familles de la périphérie qui ne se sentent pas concernées et gardons-nous des contacts personnels ou de groupe avec ces familles ?

C’est un enjeu important.  L’accueil que nous réserverons aux personnes fera (ou ne fera pas) que notre Église locale sera (ou ne sera pas) un « signe efficace de l’Amour de Dieu ».

  • Cet enjeu se joue « dans et à travers » l’accueil en général réservé tant dans nos célébrations que dans nos équipes et dans les moments de vie en Église :
  •  Comment se joue-t-il dans nos secrétariats ? Va-t-il au-delà de constituer un dossier ?
  • Comment de joue-t-il dans nos célébrations dominicales, lors des messes de familles, des présentations des enfants avant le baptême, lors des célébrations de première communion ou de confirmation ?
  • Sommes-nous assez attentifs à la place occupée par les enfants et les jeunes ?
  • Cet enjeu se joue « dans et à travers » les demandes de baptême :
  •  Chaque année, des adultes veulent devenir chrétiens ou renouer avec la foi de leur baptême ! Ces demandeurs sont-ils bien reçu ? Sont-ils bien accompagnés ?
  • Chaque année, des familles, souvent très éloignée de l’église, demandent le sacrement de baptême pour leur enfant. Comment les considérons-nous ? Qu’est-ce qui est mis en place pour elles ? Cela est-il suffisant ? Pourrions-nous améliorer les choses ? En quoi ?
  • Cet enjeu se joue « dans et à travers » les demandes de catéchèse :
  •  Comment les familles, surtout les plus éloignées, sont-elles informées de l’offre de catéchèse ?
  • Les catéchistes ont-ils la volonté d’impliquer les parents des enfants ? Comment se manifeste cette volonté ?
  • Lors des assemblées catéchétiques, est-il prévu un accueil spécifique pour les familles afin qu’elles se sentent à l’aise avec leurs enfants (parfois en très bas âge) ?
  • Cet enjeu se joue « dans et à travers » les demandes de mariage :
  • Les fiancés sont-ils accueillis spécifiquement ? Comment sont-ils accompagnés ? Par qui ? Les fiancés sont-ils présentés à la communauté ?  La célébration de mariage est-elle préparée ? Par Qui ? Avec quels moyens ? Sont-ils encouragés à rencontrer les paroissiens ?
  • Cet enjeu se joue « dans et à travers » les demandes de funérailles :
  • Par qui et comment sont reçues les demandes de funérailles ?
  • Quel est l’accompagnement réservé aux familles des défunts ? Proposons-nous une visite ?
  • Y a-t-il des livrets proposés aux familles pour la célébration des funérailles ?
  • Comment éviter que l’offre de prière dite au crématorium ne soit finalement qu’une solution de facilité pour l’opérateur de pompes funèbres (et d’économie) ; et ne soit favorisé par ceux-ci au détriment des funérailles en paroisse ?

 

  1. Catéchèse, liturgie et célébrations dans notre paroisse nouvelle…

 La catéchèse, c’est découvrir (« devenir chrétien ») et grandir (« vivre en chrétien ») dans la Foi ; c’est rencontrer le Christ et grandir toute sa vie dans sa relation à Lui.

L’équipe unique de catéchèse de cheminement est composée de catéchistes de chaque clocher.  Une démarche catéchétique de 3 années en continu est proposée aux enfants qui ont entre 7 et 10 ans, pour les préparer à la confirmation et à l’eucharistie ainsi qu’à la vie en Église. (Cette démarche est souhaitée par le projet catéchétique diocésain).  Les catéchistes locaux dans chaque clocher accueillent lors de la messe des familles, une fois par mois, les enfants de la catéchèse inscrits dans leur clocher 

  • Nos paroisses sont-elles concernées par cette catéchèse qui touche l’ensemble des clochers ?
  • L’équipe de catéchèse qui agit sur l’ensemble des clochers est-elle assez à l’écoute des initiatives locales et les encourage-t-elle ?
  • La catéchèse cela concerne tous les âges, et pas seulement ceux qui se préparent au sacrement. Y a-t-il des initiatives dans nos clochers qui vont dans le sens de proposer le cheminement de la foi à tous ?
  • Les assemblées catéchétiques qui rassemblent des chrétiens de tous les âges et des divers clochers sont-elles suffisantes ? Leur organisation est-elle satisfaisante ?  Avez-vous des propositions ?
  • Les parents sont-ils mis dans le coup de la catéchèse ?
  • Y a-t-il des propositions pour permettre la poursuite de leur cheminement de foi aux enfants et aux jeunes qui ont été confirmés ?
  • Y a-t-il des liens, des « ponts » entre la pastorale scolaire et la catéchèse de cheminement ?

Nous l’avons constaté dans l’état des lieux, l’offre de célébrations dominicales dans nos clochers est quasi complète.  Les célébrations et tout particulièrement l’eucharistie dominicale, sont des moments privilégiés pour rassembler la communauté et grandir dans la foi. Une équipe liturgique unique prépare toutes ces célébrations.  Le même modèle est proposé dans chaque clocher.

  • Le rythme et les horaires de nos célébrations nous satisfont-ils ?
  • Nos célébrations sont-elles assez belles et priantes ? Sont-elles de qualité ? Y est-on assez attentif à la richesse symbolique ?
  • La manière dont est proposée la liturgie nous convient-elle ?
  • Une activité proposée par la pastorale scolaire ou par les services de la diaconie dans l’église est-elle acceptée ? Est-elle assez soutenue ?
  • Lors des célébrations liturgiques communes en Unité Pastorale, les membres d’un autre clocher qui rejoignent la célébration (quand il n’y a pas d’eucharistie chez eux) sont-ils bien accueillis ? Leur propose-t-on des responsabilités ?
  • Dans nos célébrations dominicales, dans nos messes de famille : la liturgie de la Parole, le choix de chants sont-ils adaptés à un public éloigné, aux jeunes, aux enfants ? Veille-t-on à impliquer activement les jeunes et les enfants ? Le célébrant est-il attentif à eux, notamment dans son homélie ?
  • L’église est-elle aménagée de manière correcte ? L’amplification est-elle correcte ? Y a-t-il des aires de jeux dans l’église pour les petits enfants ?
  1. Le défi de la jeunesse « dans et en dehors » de la paroisse…

On ne peut que constater le peu de présence et d’implication des jeunes dans la vie de notre Église. Pourtant les jeunes ont des questions existentielles et ils ont sûrement des choses à proposer.

Les évolutions de la catéchèse demandent de mettre en œuvre une nouvelle dynamique d’accompagnement des jeunes après l’initiation chrétienne qui voit les enfants confirmés à l’âge de dix ans.  La poursuite du cheminement de foi doit être proposée après dix ans, aux adolescents et aux jeunes adultes.

  •  Existe-t-il des lieux où les jeunes peuvent se rencontrer dans nos paroisses ? Y sommes-nous assez attentifs ?
  • Existe-t-il des liens entre nos paroisses et les écoles secondaires qui sont sur le territoire de notre Unité Pastorale ?
  • Proposons-nous des initiatives qui impliquent et qui responsabilisent des jeunes ?  Si oui, lesquelles ? Si non, que pourrions-nous proposer ?
  • Comment les jeunes sont-ils représentés dans nos instances de décisions ?
  1. Notre présence d’Église dans les moments forts de la vie de notre cité…

L’Unité Pastorale de Jumet est riche en traditions et propositions culturelles.  Beaucoup d’initiatives existent à l’intérieur comme à l’extérieur de l’église. Beaucoup de fêtes, au départ chrétiennes, sont devenues aujourd’hui des fêtes culturelles dans lesquelles on resserre les liens familiaux, les liens de quartiers, de communes, où l’on retrouve ses proches. Les valeurs chrétiennes, celles de l’Évangile, ont imprégné ces moments folkloriques et culturels qui véhiculent encore des valeurs de famille, d’amour, de solidarité, de fraternité…  En tant que chrétiens, que ce soit individuellement ou collectivement, nous ne devons pas déserter ces fêtes qui nous connectent à la vie de société, dans lesquelles l’esprit convivial règne et qui nous font vibrer avec tous les citoyens quelle que soit leurs origines, leur culture, leur religion.

  • Avons-nous assez le souci de faire participer nos communautés paroissiales à ces grands moments culturels ?
  • Les marches comme celle de la Madeleine respecte une tradition religieuse bien ancrée dans la population, nos paroisses les considèrent-elles comme des moments de présence et de visibilité chrétienne.
  • Participons-nous à la fête des voisins en tant que chrétiens, que communauté, que paroisse ?
  • Avons-nous assez le souci de créer, en clocher ou en Unité Pastorale, des activités ouvertes à tous, à caractère chrétien, mêlant convivialité et réflexions, pour donner envie de venir voir qui on est ?
  • Un pèlerinage comme celui à Notre Dame Au Bois est-il important pour notre Unité Pastorale ?  Avez-vous des idées à ce sujet pour notre Unité Pastorale refondée ?

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